Cité de la Gastronomie : les projets de Beaune, Dijon et Tours

Cité de la Gastronomie : les projets de Beaune, Dijon et Tours
Cité de la Gastronomie : les projets de Beaune, Dijon et Tours

Comme je vous le disais rapidement, il y a quelques jours, le 15 octobre prochain, 6 villes présenteront leur dossier afin d'accueillir la future Cité de la Gastronomie. Ce projet pensé après l'inscription au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO du repas gastronomique des Français devra rendre compte des produits et des savoir-faire gastronomiques de notre pays au sein d'un lieu vivant, un lieu de culture et de découvertes ainsi qu'un véritable pôle économique et touristique. De Lyon, Dijon, Beaune, Versailles, Tours, Chevilly Larue/Rungis, qui aura le meilleur projet pour recevoir la future Cité de la Gastronomie ? Revue de 3 projets, ceux de Beaune, Dijon et Tours.

 

Beaune, des atouts certains

Quand on cite Beaune, c'est bien sûr à son vin que l'on pense en premier. Capitale des vins de Bourgogne, célèbre pour sa fameuse vente des Hospices, le 3ème dimanche de novembre, la petite cité de Côte-d'Or a pourtant de nombreux autres atouts pour recevoir la future Cité de la Gastronomie. Ne serait-ce que ses autres produits fameux qui font la gloire internationale de ce coin de France, tels le cassis, la moutarde, les escargots, la volaille de Bresse… Par ailleurs, trois restaurants étoilés y ont planté leur quartier : une étoile pour le Benaton et tout autant pour le Loiseau des Vignes et l'Hostellerie de Levernois. Rien à redire côté produits et adresses !

Quand au terrain qui pourrait accueillir la Cité, il appartient déjà à la ville. 20 hectares autour du Palais des Congrès, ce qui permet à Beaune d'avoir l'un des projets les moins onéreux réparti entre fonds publics et privés. 

 

Dijon, la Bourgogne en force

Beaune aurait dû être la seule ville de Côte-d'Or à présenter sa candidature, mais le 28 juin dernier, la Cité des Ducs est aussi entrée dans la course pour l'obtention de la Cité de la Gastronomie. Les atouts de Dijon : d'abord son accessibilité avec un terrain proche de la gare, en face d'une station de tramway, l'ancien hôpital général dont les 24 000m2 devront être réhabilités. 

Mais Dijon, c'est aussi, la capitale de la Bourgogne avec une culture des bonnes choses portée par des personnages hauts en couleur, depuis le poulet Gaston Gérard, recette fameuse de poulet au Bourgogne Aligoté, comté et moutarde, du nom d'un ancien maire et fameux gastronome, jusqu'au Chanoine Kir et son vin blanc-cassis servi aux invités de la mairie. Il ne faut pas oublier enfin son pôle de compétitivité tourné vers l'innovation agroalimentaire (Vitagora), de nombreux établissement d'enseignement supérieur sur le vin, un organisme de recherche ainsi qu'une industrie agroalimentaire de qualité. 

 

Tours, déjà classée au Patrimoine de l'UNESCO

Tout comme Beaune et Dijon, Tours est au coeur d'une terre viticole. Elle organise par ailleurs tous les ans, la Biennale européenne du goût. Et dernier atout certain et non des moindres, la ville est un peu à l'origine de l'inscription du "repas gastronomique des Français" à l'UNESCO, hébergeant les deux institutions, fers de lance de cette démarche : l'Université François Rabelais et l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation. 

Pour son projet, Tours mise sur un bâtiment neuf au bord de la Loire sur un terrain de 12 000men centre-ville, voisin de l'Université François Rabelais. Par ailleurs, une des îles de la Loire recevra un jardin potager ainsi qu'un parcours sensoriel. Tours met en avant enfin une véritable volonté de proposer des évènements culinaires et gastronomiques, même si elle n'obtenait pas la Cité de la Gastronomie. Une motivation certaine à ne pas minorer dans la course à la Cité !

 

 

 

Voilà donc, 3 des projets pour la Cité Gastronomique. On vous parlera des 3 autres très bientôt. En attendant, notre coeur de gastronome balance encore, même si Tours nous semble quand même un choix plutôt logique et cohérent. A suivre donc !

2 Responses »

  1. Bonjour,

    Notre projet ne vise pas à faire de Tours, la capitale mondiale ou même française de la gastronomie. Ce genre de prétention est ridicule. Nous souhaitons mettre en place un outil utile à l'enemble des acteurs, à tous les territoires et largement ouvert sur le monde. Surtout, notre ambition est de contribuer à la mise en place d'une politique nationale d'éducation à l'alimentation, d'éveil à la gastronomie (à tout ce qui à rapport à l'homme en tant qu'il se nourrit pour reprendre les mots de Brillat-Savarin) dès le plus jeune âge. Les enfants d'aujourd'hui sont les citoyens, les consommateurs, les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs, les cuisiniers, les artisans des métiers de bouche, les agronomes, les chercheurs… de demain. Leurs choix conditionneront le maintien d'un patrimoine gastronomique formé de connaissances, de savoir-faire, de races animales, de variétés végétales, de gestes, etc. Là est pour nous l'enjeu. L'Angleterre met en place pour lutter contre l'obésité un dispositif d'enseignement de la cuisine obligatoire à l'école primaire qui concerne déjà 85 % des enfants scolarisés dans les écoles en capacité de mettre en place cet enseignement… C'est peut-être prendre la question par le petit bout de la lorgnette mais combien d'écoles primaires en France sont aujourd'hui impliquées dans un programme d'éducation à l'alimentation en dehors de la Semaine du goût ?
    Les grandes lignes du projet de Cité internationale de la gastronomie porté par Tours sont présentées sur Facebook. http://www.facebook.com/CitedelaGastronomie
    Bien cordialement
    Stéphane Merceron

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